Comme on dine partout. Jacques arago.

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ARAGO, JacquesComme on dîne partout. Paris. Librairie Curieuse de Bohaire. Sans date (1842).

1 volume in-12° broché, couverture d’origine illustrée, VIII + 202 p. Couverture empoussiérée et petit manque de papier en coiffe supérieure, rousseurs éparses. Rare et très curieux ouvrage dans sa couverture d’époque. Repas atypiques des Hottentots, Carolins, Chinois, Caffres, Papous, Sandwichiens, Brésiliens et quelques autres avec en prime un repas d’anthropophages chez les « indigènes » de l’île d’Ombay. ÉDITION ORIGINALE.

Écoutons Jacques Oberlé « :

« Le gaucho, après avoir attrapé un cheval sauvage avec un lasso, s’assied paisiblement sur la bête soumise, découpe dans sa cuisse un steak copieux puis rend la liberté au blessé qui fuit avec d’horribles hennissements. » En rapportant ses souvenirs, il découvre que la mémoire de l’estomac est un don funeste car, à raconter ces chasses et dîners il lui semble que sa digestion n’est pas encore achevée. Près de la ville du Cap, au village de Constance, le veinard a bu le vin de ce sol miraculeux tout en osant avouer qu’il abandonne ce bonheur à qui l’envie, car il est le plus grand buveur d’eau des deux continents. Près de là vivent les Hottentots, des sauvages qui refusent de se fatiguer pour assurer leur ordinaire. Elever des animaux, chasser, sont des besognes trop éreintantes. Le Hottentot se régale d’animaux morts de vieillesse: pied d’éléphant à moitié décomposé, porc-épic non vidé, quartier d’hippopotame putrescent, cuisse de rhinocéros en décomposition. A ceux qui se demandent pourquoi ces indigènes fuient une vie paisible à côté de la ville florissante du Cap et refusent les habitudes sociales du colon, Arago répond judicieusement: « Dans la ville du Cap, le Hottentot serait esclave alors qu’il est libre dans les déserts. La liberté est le mets le plus délicat de l’homme. » Le Caffre ne fait pas dans le faisandé. Il veut du gibier frais. Le plus difficile à capturer est le meilleur. Il mange avec dégoût celui qui oppose une moindre résistance au casse-tête, à la flèche ou à la massue. Le Caffre s’enivre avec le jus d’un fruit qui fermente dans la peau du gibier dépecé. Ivre, il sert de pâture à son cousin. « Ailleurs on est anthropophage par principe et par religion. Le Caffre ne l’est que par vengeance, c’est déjà un progrès », estime l’ancien marin « ).

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